Portes ouvertes sur la Culture : Siaka Barry sonne la « résurrection » des anciens pionniers

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Dans le cadre de la reconquête du marché mondial du spectacle, le département de la culture, des sports et du patrimoine historique, sous la conduite du ministre Siaka Barry, a organisé ce jeudi à conakry la journée porte ouverte sur les ensembles artistiques nationaux, en prélude au quinzième Festival National des Arts et de la Culture.

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C’est dans un palais du peuple plein à craquer, que le ministre de la culture a donné le coup d’envoi des festivités en présence des ministres Marc Yombouno du commerce, Mme Sanaba Kaba de l’action sociale, ainsi que d’autres personnalités officielle comme Abdoulaye Diouma Diallo, troisième vice-président de l’assemblée nationale.

Selon Jean Baptiste Williams, cette journée porte ouverte sur nos ensembles artistiques se veut être un spectacle inédit, un plateau exceptionnel, affichant, les ambassadeurs de la musique africaine de Guinée : Bembeya Jazz National, les Ballets Africains, le Ballet National Djoliba, l’Ensemble Instrumental et Choral National, le Théâtre National de Guinée, le Horoya Band National et les Percussions de Guinée.

A travers cette journée, l’objectif recherché par le ministère de la culture est double. Permettre à la nouvelle génération de connaître les pionniers d’hier d’une part. D’autre part, poser la problématique de la prise en charge des anciens dragons de la musique guinéenne.

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Autrement dit, il ne s’agit pas de faire une représentation artistique pour égayer le public. Au contraire, il s’agit d’une journée de plaidoyer auprès du gouvernement, des bailleurs de fond et des partenaires multi et bilatéraux en vue de voir comment accompagner les anciens pionniers qui ont fait la fierté des couleurs nationales dans le monde.

Représentant le président de la république, Kiridi Bangoura, ministre-secrétaire général de la présidence, a fait savoir que sa présence est le symbole du « soutien franc et actif » que le Chef de l’Etat apporte à l’action culturelle en Guinée, a-t-il martelé.

« Le professeur Alpha Condé, depuis sa vie d’étudiant dans les années 1960, quand Tidjane Cissé créait Kaloum Tamtam ou lorsque d’autres encore créaient les Ballets Africains, n’a jamais été loin des démarches initiées par les artistes de sa génération ».

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Très sincèrement, dit-il, le président interpelle souvent le ministre de la culture pour lui demander à quand la belle relance de la culture guinéenne, qui, tout le monde s’en souvient, a été l’âme de la Guinée quelques décennies durant.

« On connaissait la Guinée par les Ballets africains, par le Bembeya Jazz national et par la créativité du théâtre national avant de découvrir la géographie et la politique de la Guinée de l’époque », a-t-il annoncé.

Avant de clore son discours, Kiridi Bangoura a fait une recommandation. « Il est devenu tradition chez nous qu’on célèbre souvent les artistes le dernier jour de leur vie. Il fait qu’on rompe avec cette culture, excusez-moi du terme, assez macabre et qu’on essaye de rappeler chaque fois le talent et la créativité de nos hommes de culture ».

C’est en cela, dit-il, que le gouvernement avec le président de la république en tête encourage l’initiative du festival national des arts et de la culture. « Je vous promets que ce soutien sera actif. Et vous ressentirez les effets lors des préparatifs du festival ».

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Dans son discours, le ministre Siaka Barry a rappelé que la présente journée ouverte a pour but de relancer ces symboles de l’identité artistique et culturelle de la Guinée, dit-il.

« Créer pour la plupart à l’aube des indépendances, ces ensembles artistiques nationaux, soutenus à l’époque sans réserve par la première république, ont réussi à hisser la Guinée parmi les nations, culturellement influentes, en remportant des distinctions, des trophées et autres palmarès lors des grandes joutes artistiques et culturelles mondiales ».

En guise des trophées, Siaka Barry a cité les multiples trophées des Ballets africains de Guinée sur la scène internationale. « En 1968, médaille du meilleur groupe artistique des jeux olympiques de Mexico en 1968. En 1972, médaille du mérite de Kingston en Jamaïque. 1972, médaille d’or du meilleur groupe artistique africain au Zaïre, actuelle RDC. 2004, prix du patrimoine international de la culture à Los Angeles », a-t-il affirmé.

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Cependant, déplore-t-il, depuis plus de trois décennies, ces ensembles artistiques nationaux, véritables fer lance du développement culturel de la Guinée, évoluent dans un contexte difficile marqué, notamment par le besoin du renouvellement artistique, le manque d’infrastructures de création, la faiblesse des structures de promotion.

Nous reviendrons sur l’intégralité du discours du ministre de la culture et des sports, Siaka Barry, qu’il a prononcé, sous les ovations, devant le public.

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