Guinée : le PDG-RDA réagit à la dissolution des partis politiques

La décision du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) de dissoudre quarante formations politiques continue de susciter des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Parmi les partis concernés figure le Parti démocratique de Guinée – Rassemblement Démocratique Africain, (PDG-RDA) formation fondée par l’ancien président Ahmed Sékou Touré et souvent présentée comme l’un des partis historiques du pays.

Joint par notre rédaction ce lundi 9 mars, l’ancien secrétaire général par intérim du parti et jeune panafricaniste Oyé Béavogui a réagi à cette décision des autorités.

Dans un entretien accordé à notre rédaction, il reconnaît d’abord aux autorités le droit d’assainir l’espace politique national. Selon lui, dans un processus de réforme du système politique, il est légitime que l’État prenne des mesures visant à améliorer l’organisation et le fonctionnement des partis politiques.

Cependant, l’ancien responsable du Parti démocratique de Guinée – Rassemblement démocratique africain estime que les autorités auraient pu faire preuve de plus de retenue à l’égard de certaines formations politiques à forte valeur historique. Il cite notamment le PDG-RDA, un parti qui, rappelle-t-il, a joué un rôle majeur dans la lutte pour l’indépendance de la Guinée et marqué profondément l’histoire politique nationale.

Malgré cette dissolution administrative, Oyé Béavogui se veut toutefois rassurant quant à l’avenir de l’idéal politique porté par cette formation. Selon lui, la disparition administrative d’un parti ne signifie pas nécessairement la fin des idées et des valeurs qu’il incarne.

Pour l’acteur politique, les formations dissoutes doivent désormais s’inscrire dans une dynamique de refondation du système politique guinéen. Une refondation qui, selon lui, pourrait intervenir à différents niveaux afin de renforcer la démocratie et la participation politique dans le pays.

La dissolution de ces partis politiques, annoncée récemment par le MATD pour non-conformité aux règles en vigueur, continue ainsi d’alimenter le débat politique et juridique en Guinée.

 

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