Au terme de la session inaugurale de la Xe législature de l’Assemblée nationale de Guinée, tenue le 17 juillet 2026 au Palais du Peuple, les députés ont procédé à l’élection du Bureau de l’institution et à la constitution des groupes parlementaires. Cette première séance marque l’entrée en fonction effective du Parlement issu des élections législatives du 31 mai 2026, sous la Ve République.
Le Bureau de l’Assemblée nationale est désormais composé comme suit :
- Président : Dr Dansa Kourouma
- 1ère vice-présidente : Hadja Makalé Camara
- 2ème vice-présidente : Makalé Traoré
- 3ème vice-président : Aboubacar Sidighi Diallo
- 4ème vice-présidente : Hadja Fanta Camara
- 5ème vice-président : Togba Jean Kolié
Configuration des groupes parlementaires
La nouvelle Assemblée, forte de 147 députés, affiche une domination claire de la mouvance présidentielle :
- Groupe parlementaire de la Majorité présidentielle (GMD) : 118 députés, présidé par l’ancien ministre de la Communication, Alhouseiny Makanera Kaké.
- Groupe parlementaire de l’Opposition (Alliance patriotique) : 16 députés, dirigé par Abdoulaye Kourouma (leader du parti RRD).
- Groupe parlementaire du Centre (Alliance républicaine) : 15 députés, présidé par Bouna Keïta.
Cette architecture confirme la large victoire de la coalition autour de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) et de ses alliés lors des scrutins majoritaire et proportionnel, avec une majorité absolue confortable dépassant les 80 % des sièges.
Dr Dansa Kourouma, ancien président du Conseil national de la Transition (CNT) et figure centrale de la transition, a été élu à la présidence de l’Assemblée avec un score élevé (129 voix sur 147), symbolisant la continuité institutionnelle vers la Ve République. Des appels au travail législatif, à la paix et à l’inclusion ont été lancés par plusieurs élus, dont Dre Makalé Traoré.
Avec ce Bureau et ces groupes parlementaires en place, l’Assemblée nationale est désormais opérationnelle pour entamer ses missions constitutionnelles : légiférer, contrôler l’action gouvernementale et représenter le peuple guinéen. Cette configuration devrait faciliter l’adoption de textes clés pour la refondation de l’État, tout en laissant une voix minoritaire à l’opposition et au centre.
