L’ancien Premier ministre guinéen Sidya Touré, président de l’Union des forces républicaines (UFR), parti dissout, est décédé vendredi 25 septembre 2026 à Paris, à l’âge de 81 ans.
Le décès est survenu aux environs de 23 heures GMT (1 heure du matin heure locale) à l’hôpital américain de Paris, où il était hospitalisé depuis près de deux semaines. Déjà malade à Abidjan depuis plus de trois mois, il était arrivé dans la capitale française dans un état critique.
Né en 1945 à Dimbokro (alors Afrique-Occidentale française, devenue Côte d’Ivoire), Sidya Touré avait d’abord fait carrière dans l’administration et les institutions économiques ivoiriennes, notamment comme directeur de cabinet d’Alassane Ouattara, alors Premier ministre. Nommé Premier ministre de Guinée le 9 juillet 1996 par le président Lansana Conté, il avait occupé ce poste jusqu’en mars 1999. Il avait ensuite pris la tête de l’UFR et s’était imposé comme une figure majeure de l’opposition, candidat aux élections présidentielles de 2010 et 2015. Il avait également été Haut représentant du président Alpha Condé entre 2016 et 2018.
Après le coup d’État de 2021, il s’était exilé, d’abord en Europe puis en Côte d’Ivoire.
Les premières réactions politiques ont rapidement suivi l’annonce. L’actuel Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a exprimé sa « profonde tristesse » et présenté les condoléances du gouvernement. Des hommages personnels ont notamment été rendus par le Dr Ousmane Kaba (PADES), qui a évoqué un « grand frère » de près de trente ans, et par Baidy Aribot, qui a salué « un grand Guinéen ». Mais également Cellou Dalein Diallo qui affirme avoir un destin commun avec Sidya Toure.
La disparition de Sidya Touré marque la fin d’un parcours de plusieurs décennies au cœur de la vie politique guinéenne, entre responsabilités gouvernementales, opposition et exil.
