Conduite de la transition : les forces sociales de Guinée se font voix (Déclaration)

Les Forces Sociales de Guinée porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, face à la politisation administrative, sans précédent de toutes nos régions administratives, préfectures et sous- préfectures depuis le coup d’Etat du 05 septembre 2021, qu’elles ont engagé des actions citoyennes contre la volonté du CNRD à faire des Quartiers et Districts des instruments politiques en violation des lois de la République

Au titre de cet engagement citoyen, les Forces Sociales de Guinée ont introduit auprès de la Cour Suprême une requête aux fins d’annulation du Décret du 09 Août 2023 portant nomination des Présidents de Districts et de Quartiers par les Gouverneurs de Régions. Cette requête faite pour excès de pouvoir contre le Président de la Transition, introduite par notre conseil à la date du 05 octobre 2023, après plusieurs tentatives d’obtention de la copie physique dudit Décret sans succès constatées par voie d’huissier, a été enregistrée à la Cour Suprême le 09 Octobre 2023 sous le N°1809.

II. Sur le plan sécuritaire, de la Justice et des droits de l’homme

Il est à noter qu’en plus du fait que les Guinéens dans leur majorité de façon déclarée ou non, ont totalement perdu fois en la CRIEF dans sa version actuelle avec de longues détentions préventives et des poursuites visiblement sélectives ou politiques, vivent dans un sentiment d’insécurité totale. Cette situation de psychose et de manque de confiance galopant dans la capacité des autorités de la transition à jouer leurs rôle régalien s’explique par :

➤ Les attaques régulières à mains armées des personnes partout dans le pays par des bandes organisées avec des partes énormes de leurs avoirs financiers et matériels,

➤ Des aveux d’impuissance de la part des autorités avec des évasions spectaculaires à répétition dans les prisons, accompagnées de paniques publiques et de graves violations de droits humains.

C’est aussi le cas des déclarations sans assurance sécuritaire pour les populations, comme des présences présumées de terroristes sur le sol guinéen et des injonctions de poursuite sur les réseaux sociaux pour des faits de trahison et de détention d’armes, sans présenter des indices précis ou des éléments matériels.

Ⅲ. De la manipulation de l’état civil à travers l’intégration du RAVEC aux actions de retour à l’ordre constitutionnel :

Il convient de rappeler que le CNRD et ses appuis en jetant leur dévolue sur le RAVEC comme base du fichier électoral qui servira aux élections pour le retour à l’ordre constitutionnel, savaient pertinemment que cela est techniquement, financièrement et politiquement impossible dans une Transition. Les Forces Sociales, invitent le Gouvernement et le MATD en particulier à revenir à la raison et éviter la manipulation politique de l’état civil, en laissant son processus de modernisation et la lutte contre l’apatridie qui est engagé en Guinée et dans la sous-région depuis 2016. En conséquence, que la sagesse et la responsabilité républicaine prévalent à leur niveau, en revenant au fichier électoral de 2020 pour le retour à l’ordre constitutionnel.

IV. De la tentative d’organisation des élections par un OGE non consensuel

Toute ambition politique ou visée lucrative qui consiste à faire organiser les élections par un organisme non consensuel ou par le Gouvernement à travers le MATD, est juridiquement et politiquement une menace aussi bien pour la stabilité du pays que pour tous ceux qui se feront avocats politiques et médiatiques d’une telle aventure.

En conséquence, les Forces Sociales invitent le MATD à éviter des charges financières/matérielles inutiles au contribuable guinéen et des crises politico électorales, en s’abstenant d’initier ou de dérouler toute action qui mène aux élections par tout organe de gestion non consensuel.

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