L’inaction du gouvernement face aux graves allégations de disparitions forcées et de torture continue de faire réagir la communauté internationale. La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Mary Lawlor, a vivement critiqué, ce mardi, le silence prolongé du gouvernement guinéen face à de graves allégations de violations des droits humains dans le pays.
Dans sa déclaration, la Rapporteuse spéciale de l’ONU, Mary Lawlor s’est dite profondément préoccupée par l’absence totale d’enquête sur l’enlèvement présumé du militant des droits humains Abdoul Sacko, toujours sous menace avec ses proches, selon elle. Plus inquiétant encore, près d’un an après leur disparition, aucun signe de vie des activistes Oumar Sylla Foniké manguè et Mamadou Billo Bah ajoute la rapporteuse. Les Nations Unies dénoncent un schéma alarmant de répression ciblée contre les voix dissidentes en Guinée. Les experts de cette institution avertissent que si les allégations sont confirmées, elles constitueraient des violations graves du droit international, notamment des conventions prohibant la torture et la disparition forcée. Le gouvernement guinéen, signataire de plusieurs instruments internationaux en matière de droits humains, aurait ainsi manqué à ses obligations les plus fondamentales.
Les familles des disparus, elles, attendent toujours des réponses de la part des dirigeants du pays. De son côté, la communauté internationale appelle à une action urgente et transparente des autorités guinéennes. Le système des nations unis a aussi rappelé qu’une communication adressée aux autorités guinéennes depuis le 23 avril dernier, est restée sans réponse après le délai réglementaire de 60 jours.









Discussion à propos de cepost