Le lancement des inscriptions pour le Hadj 2025 connaît déjà d’importantes difficultés dans la préfecture de Boké. Cette année, la localité ne dispose que de huit (8) places pour le pèlerinage, un quota jugé extrêmement faible par les autorités religieuses, surtout au regard des nombreux fidèles qui sollicitent.
Selon les informations recueillies par notre correspondant dans le Kakandé, cette situation suscite une vive inquiétude chez les leaders religieux, qui redoutent de ne pouvoir satisfaire la forte demande des candidats au pèlerinage.
Interrogé ce jeudi, El Hadj Bafodé Souaré, secrétaire préfectoral des Affaires religieuses de Boké, a expliqué les raisons de ce quota très limité et les difficultés rencontrées.
« Cette fois-ci, on a beaucoup de difficultés. L’année passée, d’abord, je commence par ça, on avait 29 pèlerins plus un guide. Mais cette fois-ci, vu les arnaqueurs qui ont arnaqué les gens l’année passée à Conakry, il y a plus de 1 500 personnes qui n’ont pas eu la chance, qui étaient en réserve et qui devaient être à la Mecque. Mais malheureusement, ils n’ont pas eu cette chance.
Cette fois-ci, notre président de la République, à travers notre secrétaire général des Affaires religieuses et son cabinet, a envisagé de donner la priorité à ceux qui ont eu la malchance l’année passée, commencer par eux. Dans cela, en commençant par les agences privées, cela a été réitéré.
Nous aussi, les préfectures, le quota qu’on avait l’habitude d’avoir les années précédentes, ce n’est plus le même. Cette fois-ci, la préfecture n’a que 8 personnes. C’est ce qui nous a été donné. En commençant par Boké ici, Gaoual, Koundara… chaque préfecture de la région de Boké n’a que 8 personnes. »
Ce choix, bien que compréhensible, réduit drastiquement les quotas habituellement alloués aux préfectures. Une situation qui pourrait engendrer frustration et mécontentement parmi les fidèles souhaitant accomplir le cinquième pilier de l’islam cette année.
Alors que les inscriptions viennent à peine de commencer, les autorités religieuses locales se disent déjà submergées par les sollicitations. Avec seulement huit places disponibles pour toute la préfecture contre 29 pèlerins plus un guide l’an dernier le tri s’annonce particulièrement difficile.








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