Des mandats d’arrêt internationaux ont été émis par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite de la tentative de coup d’État déjouée au Bénin le 7 décembre 2025. Selon les autorités judiciaires béninoises, ces mandats concernent Kemi Seba, figure emblématique du panafricanisme, ainsi que Sabi Sira Korogoné.
Les personnes mises en cause sont recherchées pour apologie de crimes contre la sûreté de l’État, incitation à la violence et incitation à la rébellion. Le caractère international de ces mandats implique l’activation des mécanismes de coopération policière internationale, notamment via Interpol, afin de permettre leur localisation et leur éventuelle arrestation hors du territoire béninois.
Cette décision judiciaire provoque de fortes réactions dans les milieux panafricanistes. De nombreux militants et sympathisants de Kemi Seba dénoncent ce qu’ils considèrent comme une procédure politique ciblée. Pour eux, il s’agirait d’une tentative de neutralisation d’un leader perçu comme charismatique, influent et dérangeant pour certains centres de pouvoir.
Le mandat d’arrêt est également interprété par ses soutiens comme l’illustration d’une répression plus large visant des figures africaines engagées, opposées à ce qu’ils qualifient d’intérêts impérialistes. Kemi Seba serait, selon eux, l’une de ces voix souverainistes que certains dirigeants chercheraient à réduire au silence.
À ce stade, la procédure judiciaire est toujours en cours et aucune condamnation définitive n’a été prononcée. L’affaire continue de susciter un débat intense, tant au Bénin qu’au sein de la diaspora africaine, entre exigences de sécurité de l’État et respect des libertés politiques et d’expression.








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