Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a annoncé, ce vendredi, la dissolution de plusieurs partis politiques guinéens, dont l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) et l’Union des forces républicaines (UFR). La décision a été rendue publique à la télévision nationale à travers un arrêté du ministre Ibrahima Kalil Condé.
Selon les autorités, ces formations politiques, autrefois suspendues, n’ont pas réussi à satisfaire aux exigences légales fixées par l’État pour leur mise en conformité avec les principes et dispositions en vigueur régissant les partis politiques en Guinée.
L’arrêté va au-delà de la simple dissolution administrative. Il prévoit également des mesures strictes visant à neutraliser toute activité ou visibilité publique des partis concernés. « L’utilisation des sigles, logos, emblèmes et autres signes distinctifs est prohibée. Les locaux abritant les sièges nationaux et les représentations déconcentrées sont mis sous scellés », précise le document.
Le gouvernement a également décidé de prendre le contrôle des biens appartenant à ces formations politiques. L’article 3 de l’arrêté stipule que « le patrimoine des partis dissous est placé sous séquestre ». Cela concerne l’ensemble des actifs accumulés par ces organisations au fil des années.
Pour assurer la gestion de ces biens, les autorités prévoient la nomination d’un curateur chargé d’organiser la dévolution des actifs conformément aux dispositions administratives en vigueur.
Cette décision marque un tournant important dans la recomposition du paysage politique guinéen. Elle intervient dans un contexte de réorganisation des partis politiques engagée par les autorités de transition, qui exigent désormais la mise en conformité stricte des formations politiques avec les textes régissant leur fonctionnement.








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