Dans la préfecture de Kindia, des délégués du FRONDEG, parti ayant soutenu le candidat Abdoulaye Yero Baldé ont manifesté ce lundi 29 décembre 2025 pour réclamer leurs primes. La mobilisation a entraîné des tensions, nécessitant l’intervention d’un pick-up de la gendarmerie afin de rétablir l’ordre.
Selon les manifestants, les engagements pris à leur égard n’ont pas été respectés, malgré leur participation aux formations et l’accomplissement de leur mission le jour du scrutin. D’après un délégué interrogé, la situation dure depuis plusieurs jours :
« Ça fait trois jours que nous sommes en formation. Le premier jour, nous avons suivi la formation, puis on nous a dit qu’il n’y en aurait plus. On nous a promis que nos ordres de mission et une partie de l’argent nous seraient remis le lendemain, mais rien n’a été précisé sur le montant. Chaque jour, c’était la même chose : on nous demandait de rentrer et de revenir le lendemain. »
Le problème du transport constitue l’un des principaux points de revendication. A en croire plusieurs délégués, ils ont été affectés dans des localités éloignées et difficilement accessibles. « Personnellement, j’ai été délégué dans un village appelé Baguia. Pour m’y rendre, j’ai dépensé plus de 100 000 francs. D’autres ont dépensé encore plus », explique un délégué.
Les manifestants affirment n’avoir réclamé, dans un premier temps, ni primes de formation ni primes de transport, pensant que l’ensemble des frais serait pris en compte de manière globale.
Cependant, à leur grande surprise, une somme forfaitaire de 100 000 francs leur aurait été proposée après le scrutin, une offre jugée insuffisante et inacceptable par les délégués.
« Après discussion, nous avons compris que les primes de formation, de transport et de mission avaient été débloquées, mais qu’elles auraient été détournées. C’est pourquoi nous sommes là aujourd’hui », accuse le délégué.
Les manifestants exigent désormais un paiement global de 300 000 francs, censé couvrir l’ensemble des primes liées à la formation, au transport et à la mission électorale.
« Nous avons suivi les formations, nous avons travaillé le jour J, mais nous n’avons rien reçu. Aujourd’hui, on nous dit que si ce n’est pas 100 000 francs, il n’y a rien. En tant que citoyens, nous ne pouvons pas accepter cela », dénoncent-ils.
Face à la colère grandissante des délégués, les forces de l’ordre sont intervenues pour éviter tout débordement. Pour l’heure, aucune communication officielle des responsables du FRONDEG n’a été enregistrée. Les délégués, quant à eux, préviennent qu’ils resteront mobilisés tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites.







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