Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a exprimé sa vive surprise et sa profonde déception après l’annonce de la reprise des formalités d’intégration des enseignants contractuels communaux à la fonction publique. Pour la structure syndicale, cette décision constitue un revirement pur et simple, en contradiction directe avec les engagements pris dans le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026.
Un point 7 jugé clair et non négociable
Selon le SLECG, des commissions techniques avaient été mises en place depuis le 17 avril 2026 pour travailler sur les revendications syndicales y compris, le processus d’intégration. C’est dans le cadre de ces travaux que le syndicat dit avoir découvert, avec surprise, la nouvelle orientation prise conjointement par le ministère de la Fonction publique et le ministère de l’Éducation nationale.
Interrogé au micro de Bonheur FM, Mohamed Bangoura, porte-parole du SLECG, a rappelé les termes du protocole d’accord :
« Des commissions techniques ont été mises en place depuis le 17 avril 2026. En ce qui concerne la commission technique à laquelle nous appartenons, nous avons été très surpris d’apprendre que le ministère de la Fonction publique en commun accord avec le ministère de l’Éducation nationale ont pris la résolution sur eux de mettre à nu le protocole d’accord. Parce que ce protocole d’accord, en son point 7, dit que les enseignants contractuels communaux non retenus, ayant obtenu la moyenne en pratique des classes, ayant fait la biométrie et l’identification, seront prioritaires lors de l’engagement. »
Une remise à zéro du processus rejetée « avec la plus grande énergie »
Le porte-parole syndical dénonce en particulier la décision de reprendre intégralement les formalités déjà accomplies par les enseignants concernés, notamment la biométrie, l’identification et le concours de pratique des classes.
« Notre déception et notre surprise se trouvent au niveau du fait que la Fonction publique et le Ministère de l’éducation ont décidé de remettre tout à zéro, et que les concernés devraient reprendre non seulement la biométrie, l’identification, ainsi que le concours des pratiques des classes. Chose que nous réfutons et que nous rejetons avec la plus grande énergie, parce que pour nous, cela constitue la violation du point 7 du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 », a-t-il martelé.
Le SLECG appelle au respect des engagements pris
Pour le SLECG, cette remise en cause d’un dispositif déjà négocié et signé fragilise la confiance entre les syndicats d’enseignants et les autorités. Le syndicat appelle le gouvernement, à travers le ministère de la Fonction publique et celui de l’Éducation nationale, à honorer les termes du protocole d’accord tel que signé, et à ne pas imposer aux enseignants contractuels communaux concernés de nouvelles démarches déjà effectuées.
Selon le syndicaliste, si cette revendication n’est pas satisfaite avant la rentrée annoncée, les structures syndicales utiliseront les moyens qu’elles disposent pour se faire entendre.






