Le décès de Mamadou Diouma Bah, candidat au baccalauréat unique, session 2026, âgé d’environ 17 ou 18 ans, suscite émotion et interrogations à Kindia. Condamné à un mois d’emprisonnement ferme pour fraude aux examens, le jeune homme est décédé dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026. Alors que sa famille évoque des difficultés d’accès aux soins malgré un état de santé fragile, le procureur de la République près le Tribunal de première instance (TPI) de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, assure qu’il n’est pas mort en détention.
Selon les informations disponibles, Mamadou Diouma Bah faisait partie d’un groupe de sept candidats, dont trois jeunes filles, condamnés le 7 juillet 2026 par le TPI de Kindia à un mois d’emprisonnement ferme pour possession de documents destinés à la fraude pendant les épreuves du baccalauréat. Les condamnés purgeaient leur peine à la maison d’arrêt de Kindia. Lors du procès, le procureur Mamadou Bhoye Diallo avait réaffirmé la fermeté de la justice face à la fraude, estimant que les diplômes devaient récompenser le mérite.
Élève en Terminale Sciences mathématiques à Sinania, dans la préfecture de Kindia, le jeune homme souffrait, selon sa famille, de rhumatismes préexistants, qui se seraient aggravés durant son incarcération. Ses proches affirment avoir entrepris plusieurs démarches afin d’obtenir sa libération pour raisons médicales, sans obtenir de réponse favorable dans l’immédiat.
Face aux rumeurs entourant ce décès, le procureur Mamadou Bhoye Diallo est intervenu publiquement ce mardi 21 juillet.
« Ce jeune, Mamadou Djouma Bah, faisait partie des candidats condamnés pour fraude aux examens. Malheureusement, il est décédé des suites de ses rhumatismes, mais il n’est pas décédé en prison. Dès que le régisseur m’a informé de son état de santé, après l’avoir déjà conduit à deux reprises à l’hôpital, et comme son état ne s’améliorait pas, j’ai demandé qu’il soit remis à ses parents. Ce sont eux qui l’ont ensuite conduit chez leur médecin traitant. C’est entre les mains de ce dernier que Mamadou Djouma est décédé », a déclaré le magistrat.
Le procureur a ajouté que l’administration pénitentiaire avait pris les dispositions nécessaires, notamment en procédant à deux évacuations vers l’hôpital régional de Kindia avant de remettre le jeune homme à sa famille. Il a également exprimé ses regrets.
« On en est désolé parce que la mort, personne ne peut la souhaiter pour son prochain », a-t-il déclaré.
Selon lui, les autres condamnés, y compris les mineurs et les jeunes filles, sont détenus dans des conditions adaptées à leur situation.
Cette affaire intervient dans un contexte de renforcement de la lutte contre la fraude aux examens nationaux en Guinée. Ces dernières semaines, plusieurs candidats ont été éliminés, interpellés ou condamnés dans différentes régions du pays. Le ministère de l’Éducation ainsi que les autorités judiciaires affichent une politique de tolérance zéro face à ce phénomène.








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