Ce dimanche, 18 janvier 2026, la finale de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) entre le Maroc, pays organisateur, et le Sénégal a offert un spectacle… spectaculaire, mais pour les mauvaises raisons. Alors que l’Afrique saluait unanimement la qualité des infrastructures, l’organisation logistique et l’ambiance festive du tournoi, une décision arbitrale controversée a jeté une ombre sur ce qui devait rester un grand moment du football africain.
La rencontre, jouée devant plus de 66 000 spectateurs au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, s’est soldée par une victoire du Sénégal (1-0 après prolongation) grâce à un but de Pape Gueye en 94ᵉ minute. Une performance héroïque dans un match pourtant dominé par les polémiques arbitrales.
Jean-Jacques Ndala au centre de la tempête
L’arbitre de la finale, Jean-Jacques Ndala, originaire de la République démocratique du Congo, s’est retrouvé au cœur d’une controverse qui pourrait marquer durablement sa carrière et ternir l’image d’impartialité de l’arbitrage africain. Il avait pourtant été choisi par la CAF (Confédération Africaine de Football) pour diriger la finale, en reconnaissance de son expérience après avoir officié durant tout le tournoi.
Mais les décisions prises en fin de match ont déclenché l’ire des joueurs et des techniciens.
L’affaire VAR qui a fait exploser la finale
Alors que le score était toujours de 0-0, le Sénégal croyait avoir inscrit un but, mais celui-ci a été refusé sans appel à la VAR, une incohérence flagrante pour beaucoup d’observateurs. Quelques minutes plus tard, en toute fin de temps additionnel, une faute sur le joueur marocain Brahim Díaz a été retenue par l’arbitre après consultation du VAR, offrant un penalty très contesté au Maroc.
Ce traitement jugé inégal des interventions vidéo refus d’examiner un but valable puis acceptation d’un penalty très discutable a provoqué un sentiment d’injustice profond chez les Sénégalais et chez des millions de supporters à travers le continent.
Sentiment d’injustice et réaction explosive
Face à ce qu’ils percevaient comme une partialité arbitralement orchestrée, l’entraîneur sénégalais Pape Bouna Thiaw a ordonné à ses joueurs de quitter temporairement le terrain en signe de protestation, une scène rare dans une finale de grande compétition. Après plus de 14 minutes de confusion mêlée à des tensions dans le public et sur le bord du terrain, le capitaine Sadio Mané a réussi à ramener son équipe pour la reprise du match.
Le penalty, finalement tiré par Brahim Díaz, fut manqué dans un geste audacieux de style Panenka, facilement arrêté par le gardien sénégalais Édouard Mendy. Cette opportunité ratée offrit ensuite au Sénégal l’opportunité de s’imposer avec le but décisif de Gueye lors de la prolongation.
Une CAN saluée, mais ternie par l’arbitrage
Si la CAN 2026 restera dans les mémoires pour son organisation sans faille, stades modernes, logistique bien huilée, accueil chaleureux des supporters, le manque de neutralité supposé des arbitres a fragilisé l’image du tournoi. Beaucoup de supporters, d’anciens arbitres et de spécialistes dénoncent désormais un arbitrage manquant de cohérence, tiraillé entre volonté d’audace, manque de confiance et pressions diverses.
Pour certains, cette finale laissera une cicatrice difficile à effacer dans l’histoire de la compétition, rappelant que le football africain doit encore progresser dans la fiabilité de ses décisions arbitrales, notamment concernant l’usage et la cohérence du VAR.









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