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Le déguerpissement en Guinée : une décision qui se prend mais refuse de s’appliquer

Abdoulaye Camara Par Abdoulaye Camara
janvier 14, 2026
Dans Administration
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Les régimes se sont succédé, les décisions administratives se sont multipliées, mais les résultats, eux, restent tragiquement identiques.
À la veille de l’investiture du Président de la République, Mamadi Doumbouya, un nouveau déguerpissement, semblable à tant d’autres, est engagé par les autorités pour libérer les chaussées de Conakry. Un acte pourtant salutaire, longtemps réclamé par les usagers de la route, excédés par l’occupation anarchique de l’espace public.
Cependant, à peine l’opération lancée, le soutien populaire se fissure. Les mêmes citoyens qui réclamaient l’ordre se transforment en procureurs de l’État, émus par les lamentations des déguerpis. Des journalistes s’en font les relais, s’apitoyant sur le sort de personnes installées sur la chaussée comme si une autorisation légale leur avait été accordée. Cette compassion sélective occulte une réalité juridique pourtant claire.
L’occupation de la chaussée sans autorisation constitue une violation manifeste des dispositions de l’article 26 du Code de la route guinéen (Loi n° L/2018/023/AN du 20 juin 2018) :
« Quiconque, en vue d’entraver ou de gêner la circulation, place ou tente de placer, sur une voie ouverte à la circulation publique, un objet faisant obstacle au passage des véhicules ou qui emploie ou tente d’employer un moyen quelconque pour y faire obstacle, est puni d’un emprisonnement de dix (10) jours à six (6) mois et d’une amende de la 4ᵉ classe, ou de l’une de ces deux peines seulement. »
La Loi n° L/2016/074/AN du 30 décembre 2016 portant protection du patrimoine routier national est tout aussi explicite. Son article 6 stipule clairement:
« Nul n’a le droit d’occuper le domaine public routier. Aucune activité de quelque nature que ce soit ne peut être entreprise dans l’emprise d’une route, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural, sans l’autorisation préalable de l’autorité compétente en la matière. »
L’article 7 en tire les conséquences sans ambiguïté :
« Toute occupation du domaine public routier pour quelque raison que ce soit sans l’autorisation préalable du Ministre chargé des routes, expose le contrevenant à une procédure de déguerpissement et à des poursuites judiciaires. »
Hélas, en Guinée, la justification des violations de la loi par la pauvreté ou par des considérations sociales est devenue une norme. Cette indulgence permanente fragilise l’État de droit que nous prétendons vouloir bâtir. Or, une République ne peut fonctionner à géométrie variable : soit les lois s’appliquent à tous, soit l’anarchie devient le principe directeur.
Les déguerpis doivent d’ailleurs heureux chanceux qu’ils ne sont pas poursuivis.
Le cœur du problème réside ailleurs : tant que les autorités locales se permettront de contourner, neutraliser ou violer les décisions administratives prises par la hiérarchie centrale, en toute impunité, les encombrants physiques ne quitteront jamais durablement les rues de Conakry, pas même à Kaloum, siège des institutions.
Le déguerpissement en Guinée n’échoue pas par manque de textes, mais par absence de cohérence, de fermeté et de continuité dans l’action publique. Sans discipline administrative et sans respect de la chaîne de commandement, aucune décision, aussi juste soit-elle, ne survivra au temps.

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