Alors qu’une partie des enseignants observe une grève depuis le 1er décembre 2025, un pas décisif vient d’être franchi dans la crise qui secoue le secteur éducatif guinéen. Après plusieurs jours de tractations serrées, le Gouvernement et le Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée (SLECG) ont signé, ce mardi 2 décembre, un protocole d’accord visant à apaiser les tensions et à améliorer sensiblement les conditions de travail du corps enseignant.
La signature s’est déroulée dans la salle de réunion du Ministère du Travail et de la Fonction Publique, en présence du Conseil National du Dialogue Social (CNDS), qui assurait la médiation, et de l’Inspection Générale de l’Administration Publique (IGAP), chargée de la facilitation. Ces discussions, marquées par plusieurs rebondissements, ont mobilisé d’importantes délégations syndicales et gouvernementales.
Des primes revalorisées : une avancée majeure
Au cœur de l’accord figure une revalorisation ambitieuse des primes enseignantes, l’un des principaux points de discorde depuis le début des revendications.
La prime de préparation mensuelle passe de 100 000 GNF à 500 000 GNF, tout comme la prime de craie qui augmente de 125 000 GNF à 500 000 GNF. Ces hausses seront appliquées par étapes :
• 300 000 GNF dès février 2026,
• 500 000 GNF à partir de juillet 2026.
La prime de documentation annuelle bénéficie également d’un ajustement spectaculaire, passant de 300 000 GNF à 1 500 000 GNF, une augmentation inédite dans le secteur éducatif guinéen.
Vers la régularisation des salaires gelés
Autre point crucial : la situation des enseignants dont les salaires sont gelés depuis 2023. Pour y remédier, l’accord prévoit la mise en place d’une Commission bipartite chargée de l’examen des dossiers restants. Les cas jugés fondés devraient être régularisés d’ici la fin décembre 2025, une mesure attendue depuis de longs mois par les concernés.
Si ce protocole d’accord marque une avancée notable, reste à savoir s’il suffira à convaincre l’ensemble des enseignants grévistes de reprendre les cours. Le SLECG, pour sa part, salue un « pas important » mais attend la concrétisation des engagements. Le gouvernement, lui, assure que les efforts se poursuivront pour stabiliser durablement le secteur éducatif.






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