Les Guinéens sont appelés aux urnes le 24 mai 2026 pour élire leurs députés et leurs maires, conformément à un décret du président de la République fixant la tenue des élections législatives et communales à cette date. À l’approche de ces échéances électorales, le débat sur la participation des différents acteurs sociopolitiques s’intensifie, notamment au sein de la société civile.
Pour certains acteurs, la société civile ne doit plus se limiter à un rôle d’observation électorale ou de médiation, mais s’impliquer directement dans la compétition politique. C’est la position défendue par Ibrahima Balaya Diallo, acteur de la société civile, lors d’un entretien accordé à Bonheur FM.
« La place de la société civile, c’est aussi à l’Assemblée nationale »
Selon lui, le contexte actuel offre une opportunité nouvelle aux organisations citoyennes, notamment grâce à la possibilité de présenter des candidatures indépendantes.
« La société civile aujourd’hui a le devoir, et même l’impérieux devoir, de prendre part aux joutes politiques parce que les candidatures indépendantes sont admises. (…) La place de la société civile, c’est au perchoir, c’est à l’Assemblée nationale. C’est là qu’on comprendra réellement son rôle », a-t-il déclaré.
Ibrahima Balaya Diallo estime qu’une participation directe permettrait aux acteurs de la société civile de défendre plus efficacement les préoccupations citoyennes au sein des institutions de décision.
Un appel à ne pas rester en marge du processus électoral
Malgré les critiques souvent formulées à l’égard du processus électoral, l’acteur de la société civile appelle ses pairs à s’engager activement dans les élections à venir.
« Malgré tout ce qu’on peut dire sur le processus électoral, les acteurs de la société civile ne doivent pas rester en marge des élections qui arrivent », a-t-il insisté.
Il encourage ainsi la création éventuelle de listes indépendantes issues de la société civile afin de renforcer la représentation citoyenne dans les instances élues.
Le boycott électoral jugé inefficace
S’adressant également aux acteurs politiques, Ibrahima Balaya Diallo estime que le boycott ne constitue pas une solution face aux défis démocratiques.
Selon lui, les partis politiques devraient privilégier la participation électorale et mobiliser leurs militants pour les scrutins annoncés. Il regrette notamment l’absence de consignes de vote lors de précédentes consultations électorales, estimant que la participation reste un levier essentiel pour influencer la gouvernance.
Des élections attendues dans un contexte politique sensible
Les élections législatives et communales du 24 mai 2026 constituent une étape importante du processus politique guinéen. Elles sont perçues par plusieurs observateurs comme un test majeur pour la participation citoyenne et le fonctionnement démocratique du pays.
À mesure que l’échéance approche, les appels à l’implication des différentes composantes de la société continuent de se multiplier, illustrant les enjeux politiques et institutionnels liés à ce scrutin.





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