Alors que la controverse autour du permis de conduire pour motos agite l’opinion publique en Guinée, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoul Diallo, a tenu à apporter des précisions afin de dissiper toute confusion. Face aux médias, il a expliqué les étapes prévues avant toute exigence officielle du permis.
Dès l’entame, le ministre a insisté sur le fait qu’aucune obligation immédiate ne pèse sur les usagers. « Ce n’est pas le moment où on va exiger à l’un d’entre vous de sortir le permis », a-t-il affirmé, rappelant que la priorité actuelle est l’ouverture d’un centre dédié.
Selon lui, « nous allons ouvrir le centre de formation des permis motos », une structure qui permettra à tous les propriétaires de deux-roues de se former et de mieux comprendre les règles de la conduite.
Il a expliqué que le gouvernement souhaite offrir un délai raisonnable aux citoyens, le temps pour eux d’apprendre et de se familiariser avec le code de la route. « Il faut déjà qu’ils apprennent le code, qu’ils apprennent quelles sont les règles pour obtenir le permis. Cela va se dérouler entre 5, 6, 7 mois. On va offrir les formations », a précisé Ousmane Gaoual Diallo.
L’inscription dans ce centre sera totalement libre et ouverte à tous. Après la phase de formation, viendront les sessions d’examens nécessaires à l’obtention du permis. Ce n’est qu’ensuite qu’une obligation pourrait être envisagée, mais pas avant plusieurs mois.
Le ministre a tenu à rassurer les usagers : « On ne peut pas dire, demain, s’il y aura un contrôle sur la route. Si vous n’avez pas le permis, on vous arrête. Ce n’est pas du tout ce qui est enclenché. C’est la formation pour obtenir le document ».
Selon lui, l’objectif principal demeure la sécurité routière. Il estime essentiel que les conducteurs connaissent les règles fondamentales de circulation : « Il est important que ceux qui conduisent connaissent le code de la route, savoir ce qu’il faut respecter et qu’ils soient formés à cet effet ».
S’adressant particulièrement aux journalistes, nombreux à utiliser des motos pour faciliter leurs déplacements, le ministre a lancé un message de sérénité : « Rassurez-vous, ces formations sont ouvertes pour vous et pour tous les citoyens qui souhaitent l’obtenir. Et il n’y a pas, pour l’instant, une opération de sanction ou de punition pour ceux qui ne possèdent pas le permis ».
Ousmane Gaoual Diallo a rappelé que le document physique n’est même pas encore disponible : « D’abord, le permis n’est même pas disponible physiquement. C’est la formation qui va démarrer rapidement ».
Ainsi, le gouvernement mise d’abord sur une démarche pédagogique, centrée sur la formation et la sensibilisation, avant toute mesure coercitive.
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