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Crises internes et luttes d’influence : les vieux réflexes qui minent le syndicalisme en Guinée, Salifou Camara explique les maux

Abdoulaye Camara Par Abdoulaye Camara
janvier 5, 2026
Dans Education
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La crise interne à la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) continue de susciter interrogations et controverses. Alors que les négociations entre le gouvernement et l’intersyndicale se poursuivaient cette semaine, le secrétaire général de la FSPE a fait une apparition remarquée dans la salle des discussions, malgré son absence annoncée du cadre officiel. Écarté par une frange de ses pairs, Salifou Camara dénonce une exclusion qu’il juge injuste et affirme avoir tenu à alerter les autorités sur ce qu’il considère comme une violation des textes syndicaux au sein de la plus ancienne organisation syndicale du pays. Dans cet entretien accordé à Abdoulaye Camara, le syndicaliste revient sur les raisons de sa démarche et livre sa lecture de la crise qui secoue la FSPE. L’entretien à lire ci-dessous.

Bonjour camarade Salifou Camara. Nous estimions que la bisbille au sein de la FSPE était derrière nous après votre retour à la tête de la fédération. Pourtant, aujourd’hui encore, l’incompréhension persiste. Pouvez-vous nous éclairer sur la nature réelle du problème ?

Merci beaucoup. La FSPE, Fédération syndicale professionnelle de l’éducation, créée en 1945, est la toute première structure syndicale du pays. C’est elle qui a donné naissance à la CNTG. Depuis 1945 jusqu’à aujourd’hui, cette fédération a toujours existé.
Chers camarades journalistes, vous n’êtes pas sans savoir qu’une injustice plane sur la FSPE, une injustice qui ne dit pas son nom.

À un moment donné, certains syndicalistes ont pris la décision de me remplacer par mon adjoint, alors que je traversais des difficultés judiciaires. Aujourd’hui, cette situation est entièrement réglée. Je suis donc revenu pour occuper mon poste, d’autant plus que l’exclusion d’un syndicaliste ne relève pas de la compétence d’une centrale syndicale, mais bien de la fédération elle-même.
Nous avons nos propres textes, nos statuts et règlements intérieurs, qui sont différents de ceux de la centrale.

Cette exclusion était donc une injustice manifeste. Le problème concernait ma personne physique, et non ma personne morale. Une fois ce problème résolu, il était normal que je reprenne mes fonctions, surtout que la base m’a toujours réclamé et continue de le faire.

Malheureusement, aujourd’hui encore, il existe dans le milieu syndical des personnes prêtes à tout pour diviser, uniquement pour préserver leurs intérêts personnels, au détriment de ceux des travailleurs. C’est cela qui fait le plus mal dans ce pays.

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Pourquoi avez-vous fait irruption dans la salle de négociation, alors que pour certains vous n’y étiez pas attendu ? Aviez-vous l’intention d’empêcher la signature de l’accord ?

Pas du tout. La base a décidé, après tout ce qui s’est passé, que le sursis du secrétaire général était arrivé à son terme. Elle a d’ailleurs écrit à tous les niveaux pour l’annoncer. Nous comptions donc reprendre les activités normalement.

Mais on ne peut pas accepter qu’une structure fonctionne comme un clan, avec un petit groupe qui pilote tout, sans écouter la base, sans tenir compte de ses décisions. C’est extrêmement grave.
Ce qui est encore plus grave, c’est de voir un syndicat fonctionner de cette manière en Guinée, et que le gouvernement accepte de s’asseoir avec lui autour d’une table de négociation.

C’est pourquoi nous sommes allés rappeler au gouvernement la réalité de la situation. Nous leur avons expliqué ce qui se passe réellement. Pourquoi rester indifférent alors que l’on connaît le fond du problème et la vérité ?
C’est cette situation qui a poussé les responsables du Grand Conakry à se rendre dans la salle de négociation pour attirer l’attention du gouvernement.

Nous n’étions pas là pour casser ni pour bloquer quoi que ce soit. L’intérêt des travailleurs demeure notre principale préoccupation. Chacun sait combien le secteur de l’éducation souffre déjà.

La base a clairement exprimé son refus d’organiser des manifestations qui pourraient perturber le fonctionnement normal du système. C’est pourquoi nous avons privilégié les correspondances officielles, adressées à tous les niveaux, afin d’informer.

Vous savez, dès qu’on réclame ses droits, certains n’hésitent pas à vous présenter comme des opposants au pouvoir. C’est pour éviter cela que nous avons choisi d’alerter le gouvernement à l’avance, afin que, le moment venu, personne ne soit surpris ni induit en erreur sur les véritables objectifs de nos actions.

Notre présence visait donc à alerter, à informer, mais aussi à galvaniser la troupe. La mission noble d’un syndicaliste, aujourd’hui comme hier, reste la défense des intérêts des travailleurs en République de Guinée.

Vous êtes venus et vous êtes aussitôt repartis. Était-ce simplement pour marquer votre présence ou bien des actions sont-elles prévues dans les jours à venir ?

Les deux à la fois. Nous sommes venus pour lancer une alerte, informer et édifier l’équipe gouvernementale. C’était notre mission principale. Nous n’étions pas là pour bloquer quoi que ce soit. Nous ne sommes pas contre les intérêts des enseignants, bien au contraire : les défendre constitue notre raison d’être. Nous avions donc ces deux objectifs à accomplir.

Dernière question : quel message adressez-vous aujourd’hui aux autorités, alors que cette division persiste et semble ne pas susciter suffisamment de réactions ?

Je voudrais dire au gouvernement qu’aucun pays ne peut avancer sans un dialogue sincère et franc. Le gouvernement joue son rôle et respecte ses principes, mais le syndicat doit également assumer ses responsabilités.

Certes, les conventions, notamment l’article 3, stipulent que le gouvernement ne doit pas s’immiscer dans les affaires internes des syndicats. Cependant, lorsque la situation déborde et crée des tensions, le gouvernement est obligé d’intervenir. Il serait donc préférable qu’avant d’en arriver là, le gouvernement, à travers un médiateur, prenne son bâton de pèlerin pour résoudre ce problème.

Il faut aussi le dire clairement : aujourd’hui, dans le mouvement syndical, certaines personnes ne prospèrent que dans la division. C’est pourquoi je lance un cri d’alarme à mes camarades syndicalistes, afin qu’ils prennent conscience de leurs actes. L’histoire finira par nous juger. Nous devons prendre notre destin en main et ne pas nous laisser manipuler par ceux qui ne cherchent qu’à préserver leurs postes et leurs intérêts personnels.

Nous avons juré devant les enseignants que notre mission principale est la défense de leurs intérêts, l’amélioration du système éducatif, la valorisation du travail et la protection des travailleurs. C’est un engagement pris devant nos mandants, et nous devons être capables de respecter notre parole d’honneur. À défaut, l’histoire nous condamnera. J’en appelle donc au gouvernement à prendre ses responsabilités, car nul n’est au-dessus de la loi.

Merci à vous, camarades.

Merci beaucoup.

 

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