Lors de la présentation de sa déclaration de politique générale devant le Conseil national de la transition, le Premier ministre a consacré une large part de son intervention à l’état de l’économie nationale depuis le 5 septembre 2021. Un exercice de reddition des comptes qui met en avant des indicateurs en forte progression et une dynamique de réformes structurelles.
Sur le plan économique, le chef du gouvernement a souligné une hausse significative des recettes publiques. Celles-ci sont passées de 18 859 milliards de francs guinéens en 2020 à 45 000 milliards en 2025, soit une progression de 139 %. Cette performance est attribuée notamment à la modernisation des régies financières, à la digitalisation des procédures administratives ainsi qu’à la mise en place du Fichier Unique de Gestion Administrative et de la Solde. Ces réformes ont permis de générer plus de 246 milliards de francs guinéens d’économies, renforçant la discipline budgétaire et la crédibilité macroéconomique de l’État.
Le Premier ministre a également mis en avant le rebasage du produit intérieur brut (PIB), qui a permis de réévaluer la richesse nationale à plus de 36 milliards de dollars, soit une augmentation de 51,2 %. Cette révision révèle, selon lui, une économie plus robuste, diversifiée et dynamique qu’estimée auparavant. Cette tendance positive est corroborée par la confirmation de la note souveraine de la Guinée à « B+ », accompagnée d’une amélioration de la perspective, passée de « Stable » à « Positive ».
Sur le plan social, les avancées sont également jugées significatives. Le taux de prise en charge sanitaire des agents publics a atteint 80 %. Dans le secteur agricole, 14 700 hectares ont été aménagés et 507 tracteurs distribués aux producteurs. La Guinée a par ailleurs consolidé sa position de premier producteur mondial de fonio, avec une production annuelle estimée à 560 000 tonnes.
Le volet technologique constitue un autre axe majeur des progrès enregistrés. Plus de 12 000 kilomètres de fibre optique ont été déployés à travers le territoire, tandis que plus de 300 localités rurales ont été raccordées aux infrastructures électriques. Les efforts de dématérialisation des services publics et de transformation digitale de l’administration ont permis au pays de progresser de 23 places dans l’indice de développement des Nations Unies sur la gouvernance électronique, passant de la 183e position en 2020 à la 160e en 2025, selon les données des Nations Unies.
Enfin le Premier ministre a affirmé que ces résultats démontrent qu’une transition conduite avec méthode peut restaurer la crédibilité de l’État, renforcer la confiance des citoyens et poser les bases d’une nouvelle étape du développement national.






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