Sous la présidence du Premier ministre, Amadou Oury Bah, le gouvernement guinéen a procédé, ce vendredi 28 mars 2026, à l’inauguration de l’usine pharmaceutique MEDNEX-AFRICA, implantée à Maferinyah. La cérémonie s’est tenue en présence des ministres en charge de la Santé et de l’Hygiène publique ainsi que de l’Industrie et du Commerce.
Spécialisée dans la fabrication et le conditionnement de médicaments génériques, cette unité industrielle produira notamment des comprimés, des gélules et des solutions liquides orales. Selon les autorités, cette infrastructure vise à renforcer l’offre nationale en médicaments essentiels, dans un contexte marqué par une forte dépendance aux importations.
Ce projet s’inscrit dans la politique nationale axée sur la souveraineté sanitaire, la transformation industrielle et la valorisation de la production locale, telle que définie par le président de la République. Lors de son allocution, le chef du gouvernement a salué l’engagement du promoteur de MEDNEX-AFRICA, qualifiant l’investissement de stratégique pour le pays. Il a également encouragé la multiplication d’initiatives similaires, estimant qu’elles contribuent à améliorer l’accès aux médicaments tout en réduisant la dépendance extérieure.
De son côté, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, a souligné que cette inauguration constitue une étape importante dans la transformation du système de santé guinéen. Elle a rappelé les réformes engagées par le gouvernement, notamment pour structurer le secteur pharmaceutique, sécuriser les circuits de distribution et renforcer les mécanismes de régulation. Elle a également évoqué l’intégration progressive des médicaments produits localement dans les structures sanitaires publiques et privées.
L’implantation de MEDNEX-AFRICA devrait, selon les autorités, améliorer la disponibilité de médicaments de qualité, conformes aux normes en vigueur et accessibles aux populations. Elle s’inscrit également dans la stratégie de lutte contre la circulation des faux médicaments et des circuits illicites.
Au-delà de son impact sanitaire, cette nouvelle unité industrielle est présentée comme un levier pour le développement économique. Elle devrait contribuer à la création d’emplois, au transfert de compétences et au renforcement du tissu industriel national.
La ministre du Commerce et de l’Industrie, Fatima Camara, a pour sa part insisté sur la nécessité de maintenir des standards de qualité élevés. Elle a appelé à une vigilance accrue afin de garantir aux populations des produits sûrs, efficaces et compétitifs.







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