La Guinée se tient à un tournant. Après des années d’attentes, de transitions et d’incertitudes institutionnelles, l’exécutif guinéen affiche désormais une ambition claire : clore l’ensemble du cycle électoral en 2026 pour consacrer, dès 2027, toutes les forces de l’État au développement.
C’est une volonté affirmée par le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo. Lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 13 février, il a dressé la feuille de route des prochains mois : législatives, communales, régionales et sénatoriales devront se succéder dans un calendrier resserré, avec un objectif assumé tourner définitivement la page électorale.
« Dans les prochains calendriers, nous nous attendons à l’organisation des élections législatives, puis des élections communales, desquelles vont découler les élections régionales, qui sont des élections indirectes, ainsi que les sénatoriales, également indirectes, avec l’espoir de voir notre pays en finir avec le processus électoral cette année, afin que 2027 et les années suivantes du mandat du président soient consacrées au développement », a-t-il déclaré.
Derrière cette annonce, c’est l’idée d’un nouveau cycle qui se dessine. Pour l’exécutif, 2026 doit marquer l’achèvement d’un long processus de normalisation institutionnelle. Une fois ces scrutins organisés, le pays espère retrouver pleinement son rythme républicain et offrir un cadre stable à l’action publique.
L’objectif est limpide : permettre au programme de société du président Mamadi Doumbouya de se déployer sans interruption électorale, dans un climat institutionnel stabilisé. Aux yeux des autorités, le développement économique, la modernisation des infrastructures, l’amélioration des services publics et la consolidation de l’État de droit exigent du temps, de la continuité et une légitimité renouvelée par les urnes.
Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des déclarations faites fin janvier par la directrice générale des élections, Djénabou Touré. Celle-ci avait annoncé que son institution se conformerait strictement aux dispositions du Code électoral adopté le 27 septembre 2025. Elle avait également précisé que ses services avaient élaboré un tableau de bord juridique ainsi qu’un projet de chronogramme électoral, document stratégique appelé à être soumis au Président de la République, seul habilité à fixer les dates des scrutins.
Ainsi, au-delà d’un simple agenda électoral, c’est une promesse de transition aboutie qui se joue. Pour beaucoup de Guinéens, l’enjeu dépasse l’organisation technique des votes : il s’agit de refermer une période d’instabilité et d’ouvrir, enfin, un horizon tourné vers la reconstruction, la prospérité et la confiance retrouvée.
L’année 2026 pourrait donc être bien plus qu’un rendez-vous électoral. Elle pourrait devenir l’année où la Guinée décide, collectivement, d’écrire une nouvelle page de son histoire.







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