Le 39ᵉ sommet de l’Union africaine s’est ouvert ce samedi 14 février 2026 à Addis-Abeba, dans un contexte marqué par une accumulation de crises sécuritaires et politiques sur le continent. Les travaux, qui s’achèvent dimanche, se poursuivent désormais à huis clos après la cérémonie d’ouverture.
Parmi les principaux dossiers inscrits à l’agenda figurent les combats dans l’est de la République démocratique du Congo, la guerre civile au Soudan, la reprise des violences au Soudan du Sud, ainsi que la menace terroriste qui frappe plusieurs États africains.
Une cinquantaine de dirigeants participent à cette session, dont le président guinéen Mamadi Doumbouya et le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, tous deux présents pour leur premier sommet en tant que chefs d’État élus. Le président congolais Félix Tshisekedi est également sur place. En revanche, les absences de Mahamat Idriss Déby Itno, Denis Sassou-N’Guesso et Paul Kagame ont été remarquées.
Au-delà des crises régionales, la question du multilatéralisme a dominé les échanges. Le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a alerté sur le « bouleversement de l’ordre international » et appelé à renforcer l’intégration politique et économique du continent.
Dans le même esprit, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité, estimant « indéfendable » l’absence de siège permanent pour l’Afrique. De son côté, le président burundais Évariste Ndayishimiye a officiellement pris la présidence tournante de l’Union africaine, réaffirmant l’attachement du continent à la paix, à la stabilité et au développement durable.









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